Les élections municipales de 2026 permettront aux citoyens d’élire leurs représentants chargés d’administrer la commune. Toutefois, si le droit de vote est un principe bien établi, être éligible aux fonctions municipales répond à des critères précis fixés par le Code électoral. Ces critères, garants de l’intégrité du scrutin, visent à assurer une gouvernance locale légitime et efficace. Dès lors, qui peut se porter candidat aux élections municipales en France ? Cette question appelle un examen des conditions générales d’éligibilité, des cas d’incompatibilité et des restrictions spécifiques appliquées à certaines catégories d’électeurs.

Les conditions générales pour être candidat aux élections municipales
Le droit de se présenter aux élections municipales repose sur plusieurs conditions cumulatives, valables dans toutes les communes. La proximité des élections fait naturellement s’interroger sur l’éligibilité aux municipales : qui donc peut être candidat ? Tout d’abord, le candidat doit être âgé d’au moins 18 ans révolus à la date du scrutin. Cette exigence garantit un minimum de maturité et de discernement dans l’exercice des responsabilités publiques.
Ensuite, le candidat doit être de nationalité française ou ressortissant d’un État membre de l’Union européenne. Dans ce dernier cas, il peut être élu conseiller municipal mais ne peut prétendre au poste de maire ou d’adjoint. Cette exception découle de l’article 88-3 de la Constitution, qui encadre la participation des citoyens européens aux élections locales en France.
L’inscription sur les listes électorales communales est également requise. Le candidat doit être soit être inscrit dans la commune où il se présente, soit justifier d’une attache tangible, notamment par la domiciliation ou le paiement de contributions fiscales locales. Cette restriction assure l’existence d’un lien concret avec la collectivité. Elle permet également une meilleure connaissance des habitants, des réalités locales, et légitime la représentativité.
Enfin, l’éligibilité suppose la jouissance des droits civiques et politiques. Toute condamnation entraînant une privation de ces droits interdit temporairement l’accès aux fonctions électives. Cette règle vise quant à elle à préserver la probité et la moralité des conseillers municipaux. Notez que les conditions s’appliquent à tous les candidats, qu’ils figurent sur des listes ou se présentent individuellement.
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Les incompatibilités avec le mandat municipal
La question qui peut se présenter aux élections municipales peut se poser également à l’envers. Qui ne peut pas se présenter ? En effet, l’éligibilité aux élections municipales ne suffit pas toujours à garantir l’exercice effectif du mandat. Certaines professions et fonctions sont incompatibles avec celles de conseillers municipaux ou de maire. Cela permet d’éviter tout conflit d’intérêt et assure l’impartialité de l’action publique.
Ainsi, les magistrats de l’ordre judiciaire ne peuvent se porter candidats dans les communes relevant de leur ressort juridictionnel. De même, les fonctionnaires territoriaux ne peuvent exercer de mandat dans la commune où ils travaillent, sauf exceptions strictement encadrées. Cette interdiction vise à éviter toute confusion entre administration et pouvoir politique local.
Les préfets et sous-préfets sont également soumis à une interdiction stricte de candidature dans leur circonscription d’exercice. Ces cadres de l’État sont même tenus à un délai avant de pouvoir être candidat.
Certaines restrictions s’appliquent également aux dirigeants de sociétés délégataires de services publics locaux. Ils ne peuvent se présenter aux suffrages dans la commune où leur entreprise exerce une activité en lien direct avec l’administration municipale
Enfin, certaines incompatibilités concernent les élus exerçant des fonctions exécutives au sein d’autres collectivités territoriales. Un maire ne doit pas, par exemple, cumuler son mandat avec celui de président d’un conseil régional ou départemental au-delà des limites fixées par la loi sur le cumul des mandats. Par ailleurs, il est impossible d’être conseiller municipal dans deux communes différentes.
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Les restrictions spécifiques et les cas d’inéligibilité
Outre les incompatibilités, certaines situations entraînent une inéligibilité stricte aux élections municipales. Ces cas concernent principalement les personnes condamnées pour des infractions graves ou impliquées dans des manquements à la probité. Parmi ces contrevenants, qui peut être candidat aux municipales ?
De façon évidente, une condamnation pour corruption, fraude électorale ou détournement de fonds publics entraîne une interdiction temporaire de se présenter à l’élection. La durée de cette sanction, fixée par le juge, varie selon la gravité des faits. Cette mesure vise à préserver l’intégrité du processus électoral et à garantir la confiance des citoyens envers leurs conseillers municipaux.
Par ailleurs, l’inéligibilité peut être prononcée en cas d’irrégularités graves constatées lors d’une campagne électorale précédente. Un dépassement significatif du plafond des dépenses électorales ou l’absence de dépôt du compte de campagne dans les délais impartis peuvent ainsi priver un candidat de son droit à concourir aux élections suivantes. La peine prononcée est en général fixe : 3 ans d’inéligibilité.
Avant de déposer la déclaration de candidature, le futur maire doit donc vérifier que chacun des candidats membres de sa liste est éligible. Sinon, il court le risque de voir son élection annulée.